‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 20 sur 333 · IHd.g pièce · texte numérisé non relu

IHd.g pièce

LES VEUVES SAINT-HILAIRE ET TRICARD. Si

Citoyens,

Me trouvant en commission ces jours derniers en vertu d*un ordre de la municipalité , je dinai chez la citoyenne Nicard Fraisseix, où pendant le diner, j 'a vois laissé mon manteau et mon sabre sur le lit. Des personnes dignes de foi m*ont rapporté que la servante de la susnommée s'est avis^ de cracher sur mon manteau, de tirer mon sabre, de porter des coups de ce sabre sur mon susdit manteau, de le présenter au feu en disant : « Si jamais nous gagnons, nous en ferons autant de celui qui le porte et de ses semblables. » — [On ajoute que] lors de ces actions et propos indécents, la maîtresse étoit présente. Je vous fais cette dénonciation pour qu'au nom de la République vous en fassiez suite, et punissiez les coupables.

P. Etrichont, grenadier.

Aux citoyens membres du comité de surveillance du district de Saint-Léonard \

C'est raccusateur public de la Haute-Vienne qui l'envoyait au tribunal.

L'une et l'autre furent comprises dans le jugement de condamnation .

26 (l4 juillet]. Anniversaire de la prise de la Bastille, relâche. — Le lendemain 27 (15 juillet), trente-deux victimes : Yves KoUat; Huet d'Ambrun et son domestique; Millet, noble et chanoine; la femme Cliadoteau ; Jacques Lambriquet.

Le 26 (14 juillet), le tribunal chôma. Les prisons avaient ainsi leur part à la fête de la prise de la Bastille; — et il eût été choquant de faire circuler les charrettes à travers les repas fraternels célébrés ce jour-là dans les rues^

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