Ibid.t XIX
DESCUàNPS, aide de camp D*HANRI0T. 285
son égard), Hauriot et les autres officiers d'étal-major. Ilsy arrivaientau galop de leurs chevaux, bride abattue, quatre ou cinq de front, renversant tout sur leur passage. Un enfant avait eu le bras cassé, un homme de graves blessures. C*est l'assemblée populaire et républicaine de Maisons- Al fort qui Técril au Comité de sûreté générale, ajoutant que Deschamps était fort lié avec Robespierre; qu'il l'avait eu pour parrain d'un de ses bâtards, et elle exprimait son étonnement, à la date du 28 thermidor, qu'il ne fût pas arrêté \ Il le fut bientôt, et la procédure ne fut pas longue. Il était hors la loi : on constata son identité et on l'envoya à l'échafaud V
Ainsi le décret de mise hors la loi, rendu au milieu des périls de la lutte, restait en vigueur et trouvait son application près d'un mois après la victoire 1 Hais plusieurs des vainqueurs étaient en ce moment-là même menacés, et l'accusation portée contre eux peut servir à mettre en lumière les vraies causes du 9 thermidor.
Dans la pensée des principaux auteurs de la Révolution, il ne s'agissait point de mettre un terme à la Terreur, de venger les victimes de la Terreur : le 2 fructidor, Louchet, qui avait fait voter l'arrestation de Robespierre, demandait encore que l'on mit la Terreur k l'ordre du jour' ; il s'agissait de prévenir le coup dont Robespierre menaçait les amis de Danton et de venger Danton. Les deux comités de salut public et de sûreté générale s'étaient unis pour perdre le fameux tribun. Hais dans le comité de salut public il y en avait trois qui, avec Robespierre, Gouthon et Sainl-Just, y avaient