Archives, W 435, n" 11. pièce H
'I, Bulletin, p. 11.
3. Archives, W 442, n* 65, et Bulletin, p. 35. Voyea au Journal.
LES FRÈRES SÂNSON ET LES ADHÉRENTS DE LA œMMUNE. 393
réaction contre les vaincus do la veille. C'est ainsi que sur les registres du Comité de salut public^ dans un rapport daté du 14 thermidor, on trouve cette note :
Sans date.
« Ilaurie, membre des Jacobins et garçon de bureau au tribunal révolutionnaire, écrit que le 9 thermidor des officiers de la gendarmerie des tribunaux sont venus dans la chambre du conseil du tribunal révolutionnaire, promettant de servir Robespierre, Fouquier, Coffinhal et autres.
c( Les noms de ces officiers sontDumesnil, Samson, Âdnet, Dcgesne, Fribourg, Dubune et Chardon ; il est à remarquer que Dumesnil et Degesne ont été incarcérés par les rebelles. Le commandant de la gendarmerie à che^alestvenu les assu* rer que tout son corps étoit pour Robespierre^ »
Cette dénonciation et d^autres encore sans doute firent traduire devant le tribunal, le 15 fructidor (2 août), quarante-trois membres des différentes sections de Paris. Les deux frères Saxson, fils du bourreau, Tun et Tautre officiers dans l'artillerie parisienne, étaient particulièrement signalés comme ayant aidé Coffinhal à délivrer Hanriot, acte audacieux qui faillit changer la fortune de cette journée. Mais ils le niaient et les autres produisaient des excuses que le tribunal n'était pas disposé à discuter trop sévèrement : ils étaient arrivés à l'hôtel de ville quand on jurait de défendre la République une et indivisible, ils avaient prêté le serment comme les autres, n'y soupçonnant rien de mal ; et des témoins attestaient leur patriotisme. Ils furent tous acquittés, excepté Joseph-Julien Lemonmer, de la section de la Fidé*