Arcliivos, F
294 CHAP. LUI. — LE TRIBUNAL RÉ VOL. DU 23 TilERMlDOR.
litéy qui avait élé dans cette journée un des agents les plus actifs de la Commune ^
Coodanmations nouvcliea analogues à celles de l'ancien tribunal
intelligences, propos, etc.
Les jours suivants nous montrent des condamnations à mort bien moins justifiées : il s'agit de fraudes qui auraient dil être jugées par les tribunaux ordinaires, ou de propos qui pour la plupart ne méritaient même pas la police correctionnelle :
Le 17 (3 septembre 1794), Jean Paumier, commissaire dans l'administration pour les fourrages, accusé de vol et de dilapidation dans Texercice de ses fonctions* ;
Le 18 (4 septembre), Jean Bouvret, ancien chanoine, desservant de la commune de Bouilly, à qui on imputait un langage fanatique et contre-révolutionnaire, il avait dit « que les représentants étoient des gueux qui ne travailloient qu'à détruire la religion et la noblesse pour s'enrichir des dépouilles du ci-devant clergé et de la cidevant noblesse; que les assignats n'étoient d'aucune valeur et que leur cours ne feroit pas longue durée. » Il était en outre prévenu d'avoir été intimement lié avec le ci-devant curé insermenté; < d'avoir rétracté son serment, d'avoir recelé et soustrait à l'inventaire de Téglise de la commune de Bouilly un calice et un chandelier dépendants de la fabrique de cette commune. :» On y aurait pu joindre une des deux cloches qui avait été