ArdiiTcs, W 4i5, n* 80, pièce
NICOLAS DEFPIES. 297
lions, récusant les témoins pour cause de haine et de vengeance. Le président reprit dans les questions toutes les charges pour lesquelles il avait été acquitté jadis, plaçant comme sur la même ligne les relations avec Tennemi et Tatlaque à la loi du divorce :
Il a existé une conspiration tendant à rétablir le despotisme en France, etc.
1 . Jacques Lombard s'est-il rendu auteur ou complice de cette conspiration, en instruisant le commissaire général de Tarmée prussienne, lors de l'invasion du territoire de la République en 1792 (v. st.), de la position de nos troupes, en lui montrant sur une carte qu*il lui avoit procurée les bois, les haies, les ravins, dont il devoit se défier, en désignant les patriotes aux fureurs de ses vils satellites, en disant que la loi du' divorce et toutes celles que la Convention avoit faites depuis étoient subversives de la religion et autres propos?
2. Jacques Lombard a-t-il entretenu ces intelligences et tenu ces propos sciemment et dans des intentions contre-révolutionnaires.
LERIGET^
La déclaration du jury fut ailirmative sur toutes les questions et Lombard condamné*.
Le 22 (8 septembre), c'était Nicolas Deffies, cordonnier^ accusé aussi de trahison comme ayant attiré les Prussiens à Yienne-lo-Chàleau, fait découvrir à Tennemi des canons que les habitants avaient cachés en terre et indiqué pour le pillage les maisons de ceux qui lui déplaisaient' : toutes choses qu'il nia sans persuader le jury ni les juges.