UNE VICTIME DU 20 JUIN : PAPA BOUSQUET
quiconque lui aurait déplu : choses qu'il nia dans Tinstruction et à Taudience, mais sans plus de succès ^
Encore une TÎcUme du 20 juin : papa Bousquet. Fin de l'an II.
Voici un autre cas où il ne s'agit ni des Vendéens ni des Prussiens, mais de nos troubles civils, des. faits qui précédèrent la chute de la royauté et qu'on aurait pu croire enfin couverts par trois révolutions et rétablissement de la République.
Jean-Joseph Bousquet, marchand boucher, sous lieutenant de la garde nationale^ était signalé comme aristocrate, partisan de Lafayette, signataire et colporteur de pétitions liberticidcs, par exemple celle qui protestait contre l'invasion des Tuileries au 20 juin. Il avait été particulièrement dénoncé en pluviôse comme ayant, le 20 juin, c baisé la main de la ci-devant reine ; c on l'avait vu dans la salle de l'assemblée, «derrière ladite reine le 10 août 1792, tout le temps que le tyran y a resté. » 11 avait dit, d'après la même enquête, a qu'il ne serait pas content qu'il ne meure pour son roi ; qu'il défiait que la France devint jamais une république*. » — Et on attendit jusqu'après la chute de Robespierre pour le traduire devant le tribunal!
Son interrogatoire nous reporte à la scène du 20 juin :
D. S'il n'a pas quelquefois parlé à la ci'dcvant reine?
i. Bulletin, n«28, p. 112; Archives, Yf 449, u* 107, pièce 15 (interrogatoirc, 27 Tructidor); cf. pièce 20 (jugement). Le fait est prononcé Tient à la suite d'un blanc d'une page, barré : continuait-on de signer les condanmations à ravaiice? — Voyez aussi Bulletin, n*" 28, p. 112.