‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 213 sur 333 · ArchiYes, Yi 450, n« 113, pièce · texte numérisé non relu

ArchiYes, Yi 450, n« 113, pièce

B. Que le 20 juin 1792 (y. st.) elle lui demanda dans la salle du Conseil de quel bataillon il étoit.

D. Si ledit jour il n*a pas pris le petit Capet entre ses bras ; s'il ne l'a pas montré au peuple en signe d'allégresse?

R. Que ledit jour, 20 juin, on avoit fait courir le bruit que le petit Capet étoit enlevé; qu'ayant été invité de monter sur une table pour le montrer au peuple assemblé dans un des appartements, il ne crut pas devoir refuser.

D. Si la ci-devant reine ne dit pas dans l'instant où il tenoit ledit enfant : « Mon fils, embrasse papa Bousquet? »

B. Que non.

D. Si la ci-devant reine ne lui a pas tendu la main, et s'il ne Ta pas baisée?

B. Que non; qu'à la vérité il lui a été demandé par un nommé Houet. dans un café, si ce fait étoit vrai ; qu'il répondit par dérision que oui, mais que la vérité est qu'il ne l'a pas fait.

D. S'il n'a pas crié, lorsque Lafayette refusa de prendre le commandement : « Nous sommes perdus ! »

B. Qu'il ne se le rappeloit pas.

D. Si le 10 août 1792 (v. st.) il n'a pas été dans le sein du Corps législatif, et s'il n'est pas toujours resté placé derrière la ci-devant reine?

B. Qu'il y a passé la journée, mais qu'il a erré çà et là dans ladite salle ^

A Taudience (1" sans-culottide, 17 septembre), Tnccusé chercha à justifier sa conduite en disant c qu'à l'époque où il paraissoit avoir de ratinchement pour la famille ci-devant royale, la constitution toléroit et faisoit même un devoir de cet attachement aux Français; que cependant, en plusieurs rencontres, il avoit fait preuve de son amour pour la liberté et de sa haine pour la tyrannie, tantôt en démasquant les agents du dcspo-

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