‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 214 sur 333 · UNE VICTIME DU 20 JUIN : PAPA BOUSQUET · texte numérisé non relu

UNE VICTIME DU 20 JUIN : PAPA BOUSQUET

tisme, en poursuivant les fripons, tantôt en servant dans les armées rcpublieaines^ »

Les débats fermés, la lutte reprit sur le même thème entre l'accusaleur public et le défenseur :

<x L'accusateur public, dit le Bulletin^ a retracé, dans un résumé précis, le tableau rapide des délits reprochés à Taccusé : fayétisle, signataire de pétitions en faveur des fauteurs du despotisme, tout désigne en Bousquet l'esclave de la tyrannie, et c'est singulièrement dans les journées mémorables des 20 juin et 10 août 1 792 qu'on le voit tout dévoué au tyran, à sa femme, dont il segloriGe d'avoir baisé la main et d'avoir reçu un sabre; à son enfant, dont il s'honore d'avoir été nommé le papa ; dans l'Assemblée législative, où se réfugie l'assassin du peuple (Louis XVII), lorsque investi par ce dernier de la souveraineté, comblé de la muniûcence nationale, il de voit être le père de son peuple.

« Real, défenseur de Bousquet, dans un discours fort adroit, a d'aboni annoncé pour son client, que pour juger sainement dans cetle cause, il falloil se reporter en esprit aux époques des événements; il a insinué qu'aujourd'hui, où les bases de la République sont affermies, il y auroit peut-être de l'injustice à juger les citoyens sur leurs opinions de 1789, 1790, 1791 et autres suivantes. Il a parcouru la vie révolutionnaire de l'accusé, cité différentes époques où il avoit signalé son patriotisme; il en a conclu qu'on ne pouvoit regarder l'accusé comme le complice de la famille proscrite. Il a élevé quelques soupçons sur l'impartialité des témoins, argué leurs dépositions d'invraisemblance. Il a terminé en

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