MARIAGES RÉPUBUCAINS, NOYADES D'ENFANTS
dammenl des deux noyades de prélres el de la noyade du BouiTay, une gran le noynde le 3 nivôse (23 décembre) de 500 prisonniers, peut-être celle dite des dix-huit cents dont un autre a parlé, noyade en deux bateaux à laquelle Affilé travailla et dont il a fait le récit au tribunal révolutionnaire; une autre de trois cents le 4 nivôse (24 décembre 1793), et le lendemain (25 décembre) une de deux cents encore^ De plus, on imagina un procédé nouveau qui se pratiquait avec moins d'appareil. On transférait les détenus des prisons de la ville sur des galiotes : c'étaient des prisons flottantes, en ([uelque sorte supplémentaires. De la galiote à la gabare, quand on voulait faire une noyade, il n'y avait pas loin, et la chose se faisait sans bruit. On a pu relever authentiqijcment trois noyades de cette espèce, les 9, 16 et 20 nivôse (29 décembre 1793, 5 el 9 janvier 1794). Enfin de la galiote, il arriva que l'on jeta tout simplement les malheureux, bien garrottés,, à Teau. C'est en cette forme qu'ont dû se pratiquer ce qu'on appelle les mariages républicains, hommes et femmes liés nus deux à deux et jetés à la rivière : nous examinerons au procès les témoignages sur ce raffinement d'atrocité et de luxure. Réduites à ces termes et affranchies de l'emploi du bateau à sabord mobile, les noyades ne se comptent plus et on pourrait atteindre, dépasser même le chiffre de vingt-trois*.
Y eut-il des noyades d'enfants? Avec les mariages républicains, c'est une chose qui est restée légendaire dans les souvenirs de celte odieuse époque. Il y cul <!os