‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 257 sur 333 · GOULLIN JUSTIFIANT LES NOYADES 5G · texte numérisé non relu

GOULLIN JUSTIFIANT LES NOYADES 5G

circonstances, puisqu'on ne parloit que de conspiraiit)n dans les prisons ; je soutiens que ces mesures, tout extrêmes qu'elles paroissent, étoient inévitables. Parisiens! si vous avez jugé nécessaire la journée du 2 septembre, notre position étoit peut-cire encore plus délicate que la vôtre; ces noyades, toutes révoltantes qu'elles vous semblent, n'étoient pas moins indispensables que le massacre du 2 septembre auquel vous vous êtes livres*.

Il faut que le président lui rappelle que les Parisiens ne se tiennent pas pour responsables des massacres de septembre, et « que le vrai patriote n'a jalnais été septembriseur. »

Il renvoyait les noyades à Carrier, et il n'avait pas tort, sans doute; mais ces cent vingt-neuf victimes avaient été livrées à la mort sur une liste de cent cinquante-cinq détenus, signée de sa main ; et comment avait été dressée cette liste?

Nous avons opéré, dit Goullin, sur une liste de conspirateurs fournie par Hubert, par le greffier, l'accusateur public du tribunal révolutionnaire, et la femme du concierge des prisons : voilà nos garants et d'après lesquels nous n'avons pas hésité à frapper les détenus de la peine qui leur a été infligée*.

La femme du concierge! Le président a raison de trouver que pour faire la liste des coupables de cette prétendue conspiration des prisons et les vouer à la mort, ce n'était pas une autorité sufrisante'. Bien plus, avec Grandmaison il avait dirigé lui-même l'exécution. Un

\. tttiiletin, p. 227.

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