J. YUNG, P. MONNET, FR. ET L. EDELMANN
personnes, puis à Thospice. Là on lui demanda si elle n'avait rien sur elle; elle tira de sa poche un chapelet, une médaille et un petit sachet de toile où était gravé le portrait du roi et de la reine. — C'est pour cela qu'on l'avait envoyée au tribunal comme complice du 10 août. Sachons gré aux jurés de l'avoir acquittée ^
Dans la seconde section, trente condamnés \ On ne pouvait mieux Gnir ce mois funeste.
Un premier groupe formé de plusieurs habitants de Strasbourg : Jean Yung, cordonnier; Pierre-François Mo- NET, prêtre; Frédéric Edelmann, musicien; et Louis Edel- MAfiN, fabricant d'instruments de musique, désignés dans le rapport des citoyens Rousseville et Pottin, agents des représentants du peuple Lacoste et Baudot, comme affiliés à c la conjuration ourdie à Paris contre la représentation nationale et la sûreté des prisons'. »
— Qui pouvait révoquer en doute la conspiration des prisons de Paris, quand elle avait « des ramifications » jusque dans Strasbourg!
Parmi les accusés isolés citons : Jean-Ândré Delamel- BouRNET, qui avait voyagé en Suisse et en Allemagne jusqu'en novembre 1792 avec passeport. Il dit dans son interrogatoire :
Qu'il a appris étant à Liège, alors pays républicain, qu'il avoit été rendu une loi contre les émigrés ; qu'il a craint de se compromettre en écrivant son nom avant de connoitre les exceptions; qu'ayant connu que ces exceptions ne luiétoient