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avait abdiqué ses fonctions curiales dès quMl en avait eu Tordre, mais qui, recevant le discours prononcé par le citoyen Herman à l'inauguration du temple de la Raison, à Ângouléme, avait dit, selon l'accusation, qu'il en ferait un usage fort peu respectueux*.
Pierre Poirier, ancien maire de Saint-Laurent, et Marguerite de LoRADOUR, sa femme, accusés d'avoir mal parlé de la Convention, fait des vœux pour les brigands; la femme, par exemple, d'avoir dit : c II vaut mieux se soumettre à des gens qui sont plus que nous qu'à de la canaille \ >
Dans la seconde salle, dix-huit condamnés par un jugement en blanc'. On n'y trouve que cinq noms d'accusés, l'acte d'accusation et la formule finale : Fait et prononcé^ sans rien de ce qui a été fait et prononcé.
29 (17 juillet), salle de l'Égalité. Dix condamnés parmi lesquels Pierre Prunaire qui faisait cet aveu :
Je me rappelle bien avoir dit au juge de paix que je n'ai jamais voulu tirer contre l'ennemi qui étoit et seroit toujours mes amis, mais je ne me rappelle pas du surplus *.
Ce surplus, c'était : c qu'il s'en f... qu'il ne désirait pas mieux [que] de mourir pour son roi, » etc.^
Le même jour avait comparu Ânne-Ursule TmERRY- Devienine, jeune fille de seize ans et demi, dont le père était de la maison de Monsieur, frère du roi ; elle avait été recueillie par une citoyenne Devienne qui la traitait comme sa Glle, et après sa mort chez plusieurs autres