‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 28 sur 333 · ROUSSILLON · texte numérisé non relu

ROUSSILLON

On attendit un an pour le juger.

Ferdinand Morel, perruquier, signalé comme t ayant évidemment été Tun des agents de Brunswick. > On l'accusait d'avoir porté une cocarde blanche en public, et dit, en revenant de Verdun à Bar-sur-Ornain, t qu'il s'éloit bien amusé avec les Russes, qu'ils étpient bons garçons >, ajoutant : c Patience, les Parisiens ne seront pas toujours si fiers, je veux dans quelques jours leur voir manger de la paille, > etc. V

Joseph YvoN, courrier de la Malle, qui s'était permis de dire': « Voilà un joli bien que la Convention nous fait en faisant couper la tête du roi \ x>

Enfin, une espèce de fou, Jean-Laurent Audibert-Rou- BAUD, natif d'Aix en Provence, « ex-secrétaire de l'Académie des sciences de la Grande-Bretagne », qui, revenu en France, avait adressé une requête à la Convention*. Il s'y plaignait des traitements qu'il avait subis en Angleterre et y faisait tant d'allusions aux choses ou aux personnages de divers pays, qu'on se prit à se demander s'il n'était pas chargé lui-même de faire de semblables rapports sur les choses et les personnages de la France.

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