Ibid., pièces 20, 70 et
émigrée, avait dit qu'il allait lui porter de Targent à Chambéry. L'avait-il fait? On aimait à le croire. Il était aussi accusé d'avoir dit, en voyant le bonnet rouge que la société populaire d'Aigucpcrse avait placé au sommet du beffroi : « que le prince de Brunsv?ick vicndroit le renversera »
Jean Berniaud, maçon et charpentier, dans une enquête faite le 20 août 1793, était accusé d'avoir dit, quinze jours auparavant, que dans le délai de quinze jours il y aurait du nouveau : que les patriotes seraient f.... et l'Assemblée détruite. — Il convenait d'avoir répété (à l'occasion sans doute de la capitulation de Mayenc§ ou de Yalenciennes, ou des événements de Vendée), le bruit ce que les aristocrates avoient gagné,qu'on avoit tué 20000 patriotes; » mais il niait qu'il eût dit que les patriotes étaient f... *.
Claude Parât, ex-vicaire de Rosière ;
Jost-Nicolas Gross (dans les pièces, son nom est traduit par Legrand)^ employé dans les charrois, envoyé par l'accusateur militaire de l'armée de la Moselle, comme avant dit :
<K Laissons l'armée. Si nous gagnons, c'est bon ; si nous perdons ce sera tout de même. »
Il était accusé aussi d'avoir parlé des forces de la Vendée, des rebelles de Normandie et d'avoir dit que la Convention nationale avait demandé d'aller h Orléans^.
U avouait quelques-uns de ces propos, mais en les expliquant :
D. S'il n'a pas dit que notre armée, devant Valenciennes, avoit mis bas les armes, et que bien loin que les rebelles de la Vendée fussent détruits, ils étoient encore au nombre de 200 000, et que toute la Normandie se joignoit à eux?
R. Qu'il avoit réellement tenu ces propos, mais qu'il les avoit entendu dire par un carabinier^.
{. Archives, W 415, dossier 051, 1** partie, pièces 56 et 57. Il le nie : tbid., pièce 58.