Ibtd.t 2r partie, pièce
Nicolas-Antoine Fariot, dit Martin^ ancien employé aux postesy accusé aussi de propos. Le principal locataire de la maison de son père déposait ainsi sur son compte :
a Cet enfant, élevé, nourri dans la maison de Yinot, cidevant procureur au parlement, à sucé dans cette maison un poison aristocratique qui lui a vicié le cœur, au point qu'il est forcé de se démasquer à chaque instant, d
Il ajoutait que Fariot était contraint de sortir de partout, ayant partout querelles pour ses opinions. On Paccusait d'avoir blâmé la mort du roi^
Nicolas Rente, carrier, avait dit a qu'il se f.... de Marat et de Lepelletier, ainsi que de toutes les affaires que l'on faisoit » etc'.
J.-B. Sallenave, agriculteur du Puy-de-Dôme, employé dans la ci-devant compagnie des Indes, mis en jugement pour ces propos :
« Tu es du parti de Marat. Je connois Marat, c'étoit un gueux : je l'ai vu à Paris, il n'avoit pas le moyen de payer sa tasse de café. Je l'ai vu faire sauter par la fenêtre, faute par lui de payer son café. »
Il était aussi accusé d'avoir dit :
a Que la Convention n'étoit pas libre, — qu'il n'y avoit qu'un moyen de la délivrer de la tyrannie des Parisiens : — c'étoit de fondre sur Paris ; » et, à propos du grand livre de la dette publique : <x que c'étoit une banqueroute adroite'. »
n niait ces propos : c'étaient imputations d'ennemis, et il s'en était fait à Aigueperse, par l'énergie et le patriotisme qu'il avait montrés à Paris, où il avait demeuré dans les premiers temps de la Révolution ; il donnait cette preuve de son attachement au nouveau régime : c'est qu'il ne possédait que des biens nationaux*.