Ihid.^ 5* partie, pièce
qu^elle cnchérissoit un objet, étoit bien sûre qu'il lui étoit sur-le-champ adjugé. »
Le faux et le vol venaient en aide à ce système d'escroquerie : un lit adjugé 1200 liv. avait été porté à 800 liv. sur le registre ; l'ancien archevêque avait du beau linge : on y substitua, pour Tadjudication, de la grosse toile ^
Les autres venaient, à des titres divers, compléter la fournée :
Louis Labbé, cultivateur et aubergiste; Etienne Levassedr, meunier, et Léonard Mesnard, manouvrier, avaient fraudé sur des grains destinés à la marine*;
Jacques-Louis Yergèse, ex-maire, ex-juge de paix de Sauges :
c( Yergèse, après s*étre enveloppé du manteau du patriote, pour se faire nommer successivement maire et juge de paix à Sauges, n'a cessé d'insulter la représentation nationale. »
Jacques Bouçhet, juge au tribunal d'Issingeaux, a un de ces hommes que soudoyaient les aristocrates. » — Il faisait courir le bruit que Mayence était pris, à une époque sans doute où la place n'était pas encore perdue.
Claude Louyau s'observait bien moins encore dans son langage : il disait « qu'il se f... de la garde nationale et que la Convention étoientdes gueux ^. »
Nicolas Papas, volontaire, avait abandonné son drapeau sans congé; et, revenu chez lui, il disait « que les décrets de la Convention étoient faux et que la représentation nationale ne se soudendroit pas*. » Il niait le propos dans sa teneur et le réduisait à des termes qui ne le compromettaient guère moins. Il avouait que, comme on disait qu'il y avait un décret pour détruire les croix, il avait dit que
i. Archives, W 417, dossier 953, 3* partie, pièce 73.
2. Ibid.f ^ partie, pièce 63. Levasseur avait été acquitté (23 pluviôse], et Labbc condamné à 12 ans de fer (27 germinal) par le tribunal do Seine-et-Oise. La Convention annula ces jugements pour cause d'incompétence sur la proposition de Pons de Verdun (séance du 19 prairial) : la conclusion fut la présente condamnation à mort.