I. PIÈGES RELAHYES a la famille de FAUDOAS
tion de rendre justice au mérite et je lui ai promis de vous en faire une adresse :
Lorsque Malesherbes prend de Louis la défense, On dit que c'est Thémis qui défend Tinnocence ; Et chacun rend justice aux vertus, aux talents De Sèze et de Tronchet qui sont ses adjudants. [jB gros Target, dit-on, s'est fait républicain, Après avoir écrit et signé de sa main Que la France devoit estre une monarchie.
J*ignore d'où lui vient pareille fantaisie, Mais quelqu'un qui le sçait et n*en est étoné M'a dit que c'est de peur d'estre guillotinée
Il plaisante ailleurs sur le maréchal de la Digue dondaine (le maréchal Podagranbos comme il l'appelle ailleurs, 16 septembre 1792, pièce 27), sur son amour pour Êléonore, etc. (pièce 9, 10).
Ces lettres fort contre-révolutionnaires, sans doute, que Ton a recueillies au dossier sont écrites à elle et non par elle. En voici quelques échantillons :
Le 19 avril 1792.
Je sais, Mademoiselle, l'intérêt particulier que yous prenez à Yotre compère, le maréchal de la Digue dondaine et combien TOUS avez désiré le posséder dans la capitale des Jacoquins, afin de pouvoir rétablir Tordre et la paix, la tranquillité et rharmonie si nécessaires au bonheur, à la satisfaction de ceux qui vous entendront jouer du forte piano organisé. Ne doutez plus du rétablissement de tout ce qui a été détruit. Yous a/ez désormais jouir du bon maréchal ; secondé par les pituiteux Lutéciens il parviendra certainement au but qu'il désire, celui de donner de bons avis et sages conseils aux ennemis du bien public, afin d'opérer le changement qui doit arriver dans la révolution, etc.
Dans une lettre du 14 avril 1792 (pièce 13) : <x Je vous félicite du beau temps qu'il fait. Promenez-vous, mais ne vous exposez jamais aux regards des Jacoquins. On