‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 5 sur 333 · ArchÎTes, Yi 411 , dossier · texte numérisé non relu

ArchÎTes, Yi 411 , dossier

3. Ibid., pièce 48; cf. ua autre interrogatoire du lendemain devant le juge du tribunal du district. {Ibid,, pièce 49.)

FODGERAT, CBOPPLET, MARIVAUX, CHEVALIER. 9

11 parlait ainsi dans l'interrogatoire qu'il subit à Gonfolans le 1" germinal ; dans son interrogatoire à Paris (6 prairial), il chercha d'autres explications :

Qu*il a dit que, lorsqu'on avoit planté Tarbre de la liberté, il se trouvait bien géné^

Jean-Jacques Ghopplet (trente-deux ans), lieutenant colonel, commandant le .V bataillon de Paris, accuse d'avoir plus veillé sur ses intérêts que sur ceux de son bataillon ; laissé piller les subsistances, signé un billet d'hôpital pour un soldat qui n'était pas malade, et, ce qui dominait toute cette accusation, fait constamment sa cour à Dumouriez*.

Jacques-Claude-Martin Marivaux, homme de loi, prétendu complice du 10 août. 11 était ce jour-là posté à la chapelle du roi, et il affirmait qu'il avait ôté sa baïonnette pour fraterniser avec les Marseillais. 11 avait été mis à l'Abbaye pourtant, et il racontait par quelle rencontre. Il y était le 2 septembre et aurait bien pu être compris parmi les victimes, mais il en était sorti avec une attestation de civisme'. Ce n'est pas le seul exemple d'échappés du 2 septembre qui viennent finir au tribunal révolutionnaire.

Parmi les trois acquittés il en est un, J.-B. Chevalier, dont le jugement nous donne une nouvelle preuve des irrégularités qui abondent dans les pièces officielles. Il devait être compris dans la fournée du 14 messidor. Son nom se trouve dans l'acte d'accusation inscrit au jugement ; il se trouve même parmi les condamnés dans la reproduction du verdict du jury au même acte; il était

i. Archives, W 411, dossier 044, pièce 53.

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