i&ûl., piAcesl01eti
5. lifid., pièce iOO. ^ 4. Ibid,, l** partie, pièces 43 et 47,
Ghaumont, ce 7 uin 1794, l'an cinquième du brigandage. Citoyens, Il est du devoir d'un bon citoyen de faire connoitre les ennemis de la chose publique : ainsi je vous dénonce Charles Yoillemier comme un aristocrate prononcé, qui ne désire rien tant que le rétablissement de la royauté, la ruine de la République, la mort de tous les scélérats de la Convention. J*espère que vous ferez une prompte justice. J*ai l'honneur
d'être votre concitoyen.
Charles You^lehier.
Vive Louis XVII, vive le Roi '.
Le conseil général du district ne se demanda pas ce qui avait pu inspirer à ce jeune malheureux cette provocation insensée. Il l'adressa au tribunal révolutionnaire qui n'y regarda pas davantage ; et Charles Voillemier fut envoyé avec les autres à l'échafaud.
Le 22 (10 juillet), avec les Irente-huit de la troisième fournée du Luxembourg, six condamnés sur neuf accusés :
Parmi eux un cultivateur, Joseph Fougerat, accusé d'avoir foulé aux pieds des mandats de réquisition de blé*.
D. Pourquoi il les jeta dans la boue?
R. Que c'étoit parce qu'il ne vouloit pas donner de blé.
On lui reprochait aussi d'avoir dit :
Que l'arbre de la liberté étoit plutôt celui de la gène que de la liberté.
R. Sans le dénier, qu'il ne sait pas pourquoi il Ta dit, mais répond qu'il y a bien longtemps qu'il n'est pas libre '.
i. ArchiTes, Vf 410, dossier 942» 2« partie, pièce 93.