Ibid.f pièce
alors inslituleur, et depuis imprimeur. Comment se serait-il douté qu'on le pût poursuivre comme prêtre réfractaire? Il n'avail pas prêté serment, sans doute» mais il n*y était plus tenu, puisqu'il renonçait à des fonctions publiques ; et il avait prêté le serment de citoyen : « Liberté et égalité ^ » — Mais ce qui suffisait pour un autre n'était pas assez pour un homme en qui la Révolution reconnaissait, malgré son changement d'état, le caractère indélébile du prêtre.
Gaspard-Joseph-Aloyse Gebistroff, ancien domestique deMarigny, qui avait émigré, et depuis adjudant dans les transports militaires : il avait dans son portefeuille une image représentant un cœur surmonté d'une croix et entouré d'une couronne. Il y en avait dans la maison de Marigny, son ancien maître ; il en avait pris une comme tous les autres' : — signe religieux, signe contre-révolutionnaire qui le marquait pour Téchafaud.
Pierre Saint-Romain, gendarme, était accusé d'avoir dit que si la gendarmerie pensait comme lui, elle donnerait sa démission. Il le niait et il était recommandé u deux membres du tribunal révolutionnaire comme ayant vingt-sept ans de service et comme père de onze enfants ; il demandait à être jugé au plus tôt' : c'était sa mort.
Au milieu de ces royalistes, un partisan du Père Duchesne qu'on n'eût pas soupçonné : mais c'est Crassous, ce redoutable représentant en mission à Versailles, qui en avait fait la découverte : Charles Plâtré dit Bellecourlj c( ci-devant coiffeur de la fille d'Antoinette. » Il avait manifesté son étonnement sur les arrestations qui avaient
' 1. Archifes, W 426, dossier 961 pièce 51