LE PROFESSEUR DRÊME, LE VICAIRE RENOU
prend cette dernière pour un homme, probablement à cause du nom douteux de Claude. Dans le procès-verbal d*audience, dans les questions posées au jury et dans la condamnation elle redevient femme sous le nom de Claudine, mais les qualifications qui lui sont données restent au masculin ^
5. (21 juillet) Salle de TÉgalité : Louis-Jean-ÂlexandreDrême, professeur de mathématiques, élève dos ponts et chaussées, ayant émigré et trop compté sur la loi qui ne datait l'émigration qu'à partir d'une certaine époque :
Il me suffît, écrivait-il, que je sois dans la loi qui met sous sa sauvegarde spéciale tous les émigrés qui sont rentrés en France avant le 9 mai 1792*.
Il avait encore écrit :
Je suis enFrance depuis les premiers joursdemail792. On ignore absolument qui je suis. Je suis déguisé sous l'habit de sans-culotte et dans les fonctions honorables de professeur de mathématiques^.
C'est à son déguisement en sans-culotte qu'il faut rapporter sans doute une lettre ou un brouillon de lettre, du î^'août 1793, où il s'emporte contre les soulèvements de la province et fait l'apologie de Marat*; mais il avait livré son secret : les deux lettres qui le trahissaient furent déférées au représentant Monestier qui le Gt envoyer au tribunal révolutionnaire.
J.-B.-Charles Renou, vicaire à Renay jusqu'en 1791,
i . Archives, W 424, dossier 959, !'• partie, pièces 80, 82 et 83.— Le registre des audiences du tribunal, non dans le dispositif du jugement il est vrai, mais dans la nomenclature des condamnés, et la Liste très exacte la maintiennent comme homme : n* 2347 : C. Anatoile Daix, âgé de 46 ans, né à Salitu, domicilié à Besançon.
2. Archives, Vf 426, dossier 961, pièce 41 (25 septembre 1703).