Archives, W 431, doBsier 068, pièce
S. Hiêt, deêpriêonêt t. I, p. 166 et suiv.; Mém, sur Um prison* , 1. 1, p. 233 et 245; etc. Voyex la Terreur y L H» p. 165 et 306 et suif.
80 CHAP. XLVII. — GONSPm. DES PRISONS : LES CARMES.
y développer le germe de révolte qu'ils devaient receler.
A Port-Libre, on désespéra d'y réussir : « Cette maison, dit Coittant, ne se démentit jamais par sa sagesse et sa prudence. Les administrateurs de police qui étaient chargés de son régime ne pouvaient dissimuler leur fureur, en voyant échouer les projets qu'ils savaient conçus pour faire révolter les prisonniers à force d'atrocités*. *
Et cependant, là aussi, il y eut des moutons (dénonciateurs), et le tribunal révolutionnaire trouvait des coupables, ne fût-ce que des coupables de blasphèmes envers le gouvernement '.
Au Plessis, le geôlier Haly s'était afGlié quelques brigands qu'il lançait parmi les détenus pour les épier et jouer ensuite le rôle de dénonciateurs et de témoins ; mais les listes de proscription furent rédigées avec 'un désordre et une confusion qui décelaient la fraude. Parmi ces conspirateurs signalés à la vindicte deFouquier-Tinville, il y en avait plusieurs qui étaient déjà guillotinés'.
Aux Carmes on était bien plus pressé encore de supposer une conjuration, car on y trouvait l'élite de l'ancien et du nouveau régime :
Boucher d'Argis, conseiller d'abord puis lieutenant particulier du Châtelct, celui qui, chargé de faire en public l'instruction contre le baron de Bezenval, colonel des Suisses, l'avait fait acquitter et avait su protéger contre les violences dupeuple sa retraite après l'acquittement, non sans péril pour lui-même;