Ibid.y p
3. V humanité méconnue, àuM les Méfn, tur les prisoM, t. 1, p. 175,
SâLM-KIRBODRG, ROHâN-GUËMÉNÉ, BëàUHARNÂIS, etc. 81
Le prince de Salm-Kirbourg, prince allemand, de la famille des Rhingraves, établi en France, assez mal famé dans l'ancienne société, et peu recommandé par sa conduite dans la révolution de Hollande où il espérait, en se faisant patriote, supplanter le prince d'Orange. Revenu en France, il avait obtenu de Galonné un brevet de maréchal de camp, et la Révolution survenant, il s'était fait nommer cbef de bataillon dans la garde nationale par Lafayelte. Ce n'était pas assez pour écarter les raisons qui le faisaient regarder comme suspect : sa condamnation devait donner à la République le bel hôtel qu'il avait fait bâtir, et qui devint plus tard le palais de la Légion d'honneur ;
RoHANrGuÉHÉNÉ princo de Montbason qui, en 1758, capitaine de vaisseau avait combattu contre six vaisseaux. Chef d'escadre en 1769, vice-amiral en 1784, privé de son grade à la révolution et pourtant n'ayant pas voulu émigrer : il en recevait la récompense ;
Le général Alexandre de Béauharnais, qui s'était distingué sous Rocham beau dans les guerres d'Ainériqiie, député de la noblesse de Blois aux Ëtats généraux et après l'Assemblée constituante adjudant général à l'armée du Nord, puis successeur de Gustine à la tête de l'armée du Rhin. Il n'avait pu sauver Mayence. Il avait osé publier des observations sur la proscription des nobles : c'était plus qu'il n'en fallait pour être contraint de se démettre et rangé parmi les suspects.
GouY d' Arct, comme Beauhstrnais, membre de l'Assemblée constituante : général et constituant moins authentique ; simple délégué de Saint-Domingue, il s'était foit, malgré l'inanité de son titre et l'opposition du ministère, admettre, avec quelques autres délégués, aux Ëtats gé-
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néraux ; etàla finde la session, nommé maréchal de camp, et chargé de rétablir Tordre à Soissons, il y avait montré de la faiblesse. Il avait montré plus de vigueur en se défen* dant dans son château contre huit cents brigands qui vinrent l'y assiéger pendant les massacres de septembre. Il avait élé arrêté une première fois sur la dénonciation de Marat, une seconde fois par Tordre de Collot-d'Herbois en mission dans son département, arrestation qui devait le conduire à Téchafaud ;
Le comte de Querhoent, maréchal de camp, le marquis de Gargadot, le comte de Soyecourt, Leroy de Grahont, Hercule de Gaumont ;
L'Irlandais Thomas Ward, ofGcier dans un régiment de sa nation, au service de la France, et, quand la révolution éclata, un des plus empressés à la servir ; mais il avait combattu sous les ordres de Dumouriez : lieutenant de Dumouriez et étranger, double cause de suspicion. On le paya de ses services par la prison et bientôt par la mort.
Avec lui un autre vaillant combattant, celui-là dans la presse, ancien officier aux gardes françaises, le chevalier Ghampgenetz, le spirituel rédacteur des Actes des Apôtres. On l'avait décidé à se retirer en province. On lui avait procuré un certificat de civisme. Mais il ne pouvait vivre loin de ses livres ; il revint à Paris et fut arrêté.
Ajoutons Deschamps-Destournelles, ancien ministre des contributions publiques, celui qui a rempli de ses inscriptions philosophiques la chambre faussement dite des Girondins, et le fameux Santerre, ancien commandant de la garde nationale de Paris. On y avait compté le jeune général Hoche que Saint-Just, qui l'avait