ACTE D'ACCUSATION
c auteur des désastres des colonies qu'il a touIu livrer au despote anglais. >
Les autres conjurés sont pour la plupart connus pour s^ctre toujours montrés les ennemis du peuple. On y voit surtout Champcenest, ce contre-révolutionnaire forcené, aux gages de la liste civile et qui, dans Tinfâme écrit connu sous le nom d'Actes des Apôtres^ dont il étoit le rédacteur, n'a cessé d'attaquer la Révolution et de chercher à anéantir la souveraineté du peuple et sa liberté.
Suivent : Boucher d'Axgis, qui a c calomnié le peuple sur la journée du 6 octobre 1 789 ; » Bévi, ex-noble « employé chez le tyran dont il n'a cessé d'être partisan ; > Maisonneuf, c l'un des gardes de Capet dans sa garde constitutionnelle , mais organisée pour la contre-révolution ; » Salm, « prince allemand qui n'étoit, sous le masque du patriotisme, que l'agent caché de la coalition allemande contre la France > ; Hontbazon aussi ex-prince et c frère de l'infâme cardinal ; » d'Autichamp, c frère de l'infâme chef de l'affreuse guerre de la Vendée; » Alexandre Beauharnais, ex-constituant, ex-complice des trahisons de Gustine, et dont la retraite du commandement n'a été qu'une manœuvre pour faciliter la prise de Mayence; » eniin Ward, c Irlandais, ex-général sous Dumouriez et son complice. > — Gela se passe de preuves. Il continue :
On devoit y trouver et on y trouve encore ces ex-nobles, complices et satellites de Capet, chevaliers du poignard, assassins du peuple dans la journée du 10 août, qui ne sont restés dans rintérieur que pour y seconder par des conspirations les efforts des despotes coalisés.
Sous celte désignation sont compris les Soyecourt, les
94 CflAP. XLVn. — CONSPIR. DES PRISONS : LES CARMES.
Pestels, les Grammont, sur lesquels on n'avait rien de particulier à dire ;
Les prêtres imposteurs et dont une insatiable cupidité alimente les fureurs contre-révolutionnaires :
— Il nomme Bruge, Lalil, etc.
Enfin des banquiers et des étrangers agents des ennemis extérieurs :
Appliqué à Gallet de Santerre, Burke, etc.
La liste soumise au tribunal ne comprenait pourtant pas le principal accusé, Virolle. Ému, comme on l'a vu à plusieurs traits de la fin de son interrogatoire, de l'idée d'être accusé de propos qui menaient droit à l'échafaud, il s'était, en sortant de la salle, jeté par la fenêtre et tué : les administrateurs de police le constatent en envoyant les pièces de leur enquête au Comité de sûreté générale. Il figurait pourtant sur la première liste avec deux autres que l'on en retrancha (Dufourny, ex-président du département de Paris,et Destournelles,ex-ministre) , et remplacé par Bourgeois, ex-avocat : en sorte que la liste arrêtée par le comité de salut public se trouva réduite à 49 qui comparurent devant le tribunal le 5 thermidor (23 juillet), dans l'ordre suivant :
1. Gohier-Alexandre-Jean-François Dessalle-Champâgnier, ex-noble et sous-lieutenant au régiment ci-devant Royal- Champagne, cavalerie.
2. Charles-Louis-Ange Beauvoir, ex-noble, ex-sous-lieutenant du régiment ci-devant Colonel-général, infanterie*