MACDONALD, MONTARLY, RAPIN-THOYRAS
Ce brave élranger, qui avait versé son sang pour sa patrie adoplive, était accusé de correspondance au dehors. Une lettre adressée à Donald Macdonald, le 24 mai 1793, lettre qui, vu Tadresse^ était censée à lui, et qui contenait diverses nouvelles sans conséquence, sufiQt pour le faire envoyer à la mort *.
Étienne-Louis Montarly, ci-devant seigneur, et Joseph- Gabriel Rose sa femme. La liste des griefs, dressés contre eux par le comité de surveillance de Langres (le 9 prairial) ne comprenait pas moios de onze articles contre le mari (sans compter ceux qui regardaient la femme) :
11 a vexé les citoyens; — tiré sur plusieurs; — tiré ou fait tirer par ses gardes les chats, les chiens, les poules et les chèvres des citoyens; — fait voler à différentes fois dans les bois des communes des claies pour son service ; — refusé le salaire aux ouvriers ; — favorisé rémigration de ses fils; — homme violent; — il a provoqué la désobéissance aux lois; — refusé qu'on fermât ses colombiers ou qu'on ôtât ses armoiries ; — cherché à avilir les différentes autorités; — traité de brigands les volontaires ^
On ne disait pas comment il avait été lui-même traité sur ses terres : forcé de payer le poisson qu'on lui prenait dans ses étangs, tiré à la chasse dans ses bois comme une béte fauve, et contraint de se réfugier à la ville pour se guérir de ses blessures '.
Jean-François Rapin-Thoyras , capitaine d'artillerie, c attaché au traître Lanoué » (lequel avait été l'objet