AV ROM DE LA LOI
Gejourd'hui, 28 brumaire, En vertu d'un jugement rendu par le Tribunal révolutionnaire, qui condamne le nommé Prix, dit Saint-Prix, portant peine de mort, égslcmenl par ledit juge -.lient que le chien dudit Sainl-Prix serait assommé ; que le Tribunal ayant envoyé ordre en conséquence au comité de surveillance de la section des Tuileries, etc. Voyez la pièce entière publiée par M. Ca m pardon, Histoire du tribunal révolutionnaire, t. I, p. 187.
JEAN VINCENOT. 161
teàu-Tiiierry (soixante-douze ans), qui, étant lieutenantcolonel du 102e régiment, avait encouragé sa troupe à défendre le roi dans la journée du 20 juin l. L'accusateur public et le tribunal, après lui, osaient motiver l'accusation et le jugement sur ce qu'il avait « cherché à armer les soldats du 102e régiment contre le peuple lors de la journée du 20 juin 1 792, et conséquemment à provoquer le rétablissement delà royauté: — le rétablissement de la royauté, six semaines avant qu'elle eût été renversée le 10 août1!
11 frimaire (1er décembre). Jean Vincenot, dit Vimeroly commissaire aux transports de l'armée des Alpes, accusé de complicité dans la révolte de Lyon. 11 était allé de Chambéry à Lyon par ordre du régisseur de Chambéry. Il y avait été en relations avec diverses personnes. On lui imputait d'avoir dit dans un café qu'il fallait marcher sur Paris pour y avoir la tête de Marat, de Robespierre et de Talien. Il le niait, mais dans une lettre à sa sœur (6 juin 1793) il traitait d'assassins les Jacobins de Lyon. En vain afflrma-t-il qu'il était ami de la Révolution, qu'il avait équipé deux fils et les avait envoyés à la frontière où ils étaient encore5. Du Lac l'escortant au supplice dit :
a L'âge, les infirmités, la maigreur, la pâleur, la douleur profonde de Vincenot, ont touché le peuple qui, peui-être, eût crié grâce, si, dans de semblables circon-