‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 114 sur 451 · Archives, W 296, dossier 254, pièce 8 (interrogatoire · texte numérisé non relu

Archives, W 296, dossier 254, pièce 8 (interrogatoire

6. Bans son interrogatoire il dit se nommer François Paix, dit Saint-Prix. (Archives, W 296, dossier 253, pièce 10.)

160 CHÀP. XYffl. — iM VENDÉMLVIRE-U FRIMAIRE,

propos anti-civiques, rapportés par divers témoins. Il aurait, par exemple, répondu à une citoyenne qui lui demandait s'il montait sa garde, < qu'il n'était pas fait pour monter avec des gueux et des scélérats; qu'il avait perdu gros à l'affaire du 10 août; qu'il aimait mieux l'ancien régime que le nouveau; qu'il ne respectait aucunement la nation, » — du moins par son langage, s'il tenait les propos que lui prêle le témoin1.

11 avait un chien qu'il avait dressé à aboyer d'une certaine manière, lorsque des inconnus se présentaient. Suspect ! Ce chien, partageant sans doute les sentiments de son maître pour la garde nationale, avait même mordu un porteur de billets de garde. 11 fut condamné comme son maître. On a, sinon le texte du jugement, au moins un procès-verbal constatant l'ordre du tribunal et l'exécution qui en eut lieu à la barrière du Combat .

Le 3 frimaire (23 novembre 1793), était condamné un ancien général de brigade, Claude Antoine Cappon-Cha-

i. Arhives W,296, n* 95, p. 379. Parmi les témoins entemlusjun nommé Bernard, aubergiste, dit que Ducros, de même état, lui avait assuré que ledit Saint-Prix avait recruté pour les émigrés Dans la déposition de Ducros, qui est recueillie en la même pièce, il n'en est pas question. Il y est dit de Saint-Prix qu'il n'adopterait jamais les principes de la Révolution, qu'il regrettait l'ancien régime, ayant trop perdu i la Révolution, que la garde nationale n'était que des tristes a pattes et qu'il ch... dessus la nation (Archives, W 296, dossier 253, pièce 11).

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