‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 123 sur 451 · CHAP. XVIII. — 1" VENDÉMIAIRE-14 FRIMAIRE · texte numérisé non relu

CHAP. XVIII. — 1" VENDÉMIAIRE-14 FRIMAIRE

Vaine défense! Elle fut condamnée sur ces deux questions (12 brumaire) :

Existe-t-il au procès des écrits tendants à rétablissement d'un pouvoir attentatoire à la souveraineté du peuple?

Olympe Gouges, se disant veuve Aubry, est-elle convaincue d'être l'auteur de ces écrits1?

Condamnée, elle s'écria : « Mes ennemis n'auront « point la gloire de voir couler mon sang. Je suis en- « ceinte et donnerai à la République un citoyen ou une « citoyenne. »

Les médecins chargés de l'examiner déclarèrent que, vu l'époque récente à laquelle elle prétendait faire remonter sa grossesse, « ils ne pouvaient porter un jugement positif de son état » ; mais Fouquier-Tinville, se fondant sur ce qu'elle était emprisonnée depuis cinq mois et que, « d'après les règlements concernant lesdites maisons d'arrêt, il ne doit exister aucune communication à l'intérieur et à l'extérieur entre les hommes et les femmes détenus, » conclut à ce qu'il fût « procédé et passé outre dans les vingt-quatre heures à son exécution*.»

Ce qui fut fait le même jour (13 brumaire, 5 octobre i 793) \ En montant à Tcchafaud, elle s'écria : € Enfants de la patrie, vous vengerez ma mort » : et les spectateurs agitant leurs chapeaux lui répondirent parle cri : « Vive la République! »

Peu de temps avant son arrestation, quand elle était loin de prévoir sa mort, presque au lendemain de la Re-

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