‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 131 sur 451 · PIERRE ET MARIE-THÉRÈSE VERVISCH · texte numérisé non relu

PIERRE ET MARIE-THÉRÈSE VERVISCH

7° Une lettre d'un émigré à son adresse, en date du 28 février 1792, l'informant, comme d'une chose qui devait lui faire plaisir, des armements dirigés contre la France ;

8° c Un discours prononcé par la nommée Mirepoix, ci-devant abbessedeMontargis, aux officiers municipaux, lorsque, conformément à la loi, ils entrèrent dans son monastère, lequel discours, manuscrit, ne contient depuis le commencement jusqu'à la fin que la vocifération la plus virulente, une rébellion ouverte. »

Un tel homme ne pouvait qu'être en relation avec les rebelles de la Vendée. On n'en avait pas la preuve, mais il en était violemment soupçonné par l'accusateur public.

11 fut envoyé à l'échafaud.

Le 8 frimaire (28 novembre), Pierre Yerviscii, curé constitutionnel d'Hazebrouck, et sa sœur, institutrice dans la même commune. Ce prêtre, Belge d'origine, n'était venu en Francequ'en 1790, etc'est par élection qu'il avait été nommé curé d'Hazebrouck. Il avait jadis reçu des pensions ou du moins des gratifications de l'Empereur, et, même après son installation dans sa cure, il avait publié un écrit en langue flamande, où il faisait l'éloge de la maison d'Autriche. Ces différents points avaient naturellement fait l'objet de l'interrogatoire qu'il dut subir avant d'être mis en accusation :

D. Dans quelles vues il a quitté un pays où est en vénération le despotisme, pour venir habiter parmi des hommes qui ont en horreur la tyrannie sous une dénomination quelconque.

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