Bulletin, n* 82 et 84, p
182 C1IAP. XVIII. — i» VENDÉMIAIRE-! 4 FRIMAIRE.
R. Que ça été dans la vue d'échapper aux persécutions des despotes ecclésiastiques qui l'ont détenu à cinq reprises différentes dans de noirs cachols, et pour Tenir combattre, au sein de la liberté même, le fanatisme, qu'il regarde comme l'un des plus grands fléaux de la société, fléaux qui ravageoient extraordinairement le district d'Hazebrouck et celui de Bergues-Saint-Yinox.
Les pensions qu'il avait reçues de l'Autriche dataient d'une époque antérieure à son entrée en France. Les trois volumes où il félicitait la maison d'Autriche d'avoir triomphé de l'insurrection belge étaient, disait-il, du même temps, et il ajoutait que le quatrième volume, écrit depuis la Révolution et qu'il avait encore sur son bureau, était conçu dans des principes tout opposés1.
Le personnage était donc assez peu digne d'intérêt. Ses manifestations révolutionnaires n'étaient pas contestées : c'est lui, disait-il dansée même interrogatoire, qui avait fait planter l'arbre de la liberté à Hazebrouck. Mais on prétendait qu'il n'avait agi ainsi que pour se faire élire à la cure ; et au procès, un autre curé constitutionnel du voisinage disait que depuis il tenait un tout autre langage; qu'il allait disant qu'il connaissait la constitution française et que, suivant elle, il fallait un roi (il retardait en matière de constitution) ; qu'il avait écrit, imprimé, entre autres choses, que Dieu ne fut jamais patriote, mais royaliste*; etc.
Toutes ces charges étaient accablantes. Mais sa sœur, qu'avait-elle fait? Son interrogatoire ne révèle qu'une chose : c'est qu'elle avait remplacé dans l'école les sœurs