‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 136 sur 451 · Ibid., pièce · texte numérisé non relu

Ibid., pièce

186 CHAP. XYIil. - I" \t.\DËMIAIRE-U FRIMAIRE.

chez le prêtre Cagnyé : une lettre d'un curé qui lui disait, le 25 juin 1790 :

C'est aujourd'hui la veille de votre Tête, je tous la souhaite bonne du meilleur de mon cœur, et un bon estomac pour digérer les durs décrets de rA(ssemhlée) n(ationale) l.

Une autre lettre du 8 février 1791, contre le serment, et une pièce chiffrée : c'était l'histoire de Frédégonde f !

Ces écrits cl ces lettres étaient sans doute de gens peu amis de la Révolution, et l'un des accusés, Aubert de Fligny, était même coupable de sentiments anti-patriotiques, s'il a tenu le langage dont témoigne le procèsverbal de son interrogatoire devant le comité de surveillance de la ville de Rosoy :

Interrogé s'il avoit cru au retour de l'ancien régime.

A répondu qu'oui ; qu'il comptoit sur les forces des puissances étrangères et qu'il croyoit que les forces de la nation Françoise, étant bien inférieures dans ce temps-là, ne pourraient jamais remporter.

Interrogé s'il avoit désiré que les puissances étrangères entrassent dans le territoire françois.

A répondu qu'oui, parce qu'il croyoit que ce seroit pour finir l'anarchie et ramener le bon ordre.

H lui a été demandé qu'est-ce qu'il entendoit par l'anarchie.

A répondu que c'étoit une confusion de tous les pouvoirs anticipés les uns sur les autres.

Il lui a été observé qu'il n'existoit de pouvoirs que la Convention nationale et le pouvoir exécutif ; qu'en admettant que la Convention nationale et le pouvoir exécutif anticipassent

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