LES CURÉS GUICHARD ET BARTHÉLÉMY
Déclarés coupables et invités à parler sur l'application de la peine, ils dirent : « Si vous nous condamnez à mort, nous mourrons non en royalistes, mais en bons républicains. >
c El ils ont tenu parole, » dit le rédacteur du Bulletin. t Le long de la roule, en allant au lieu de leur exécution, ils n'ont cessé de crier : Vive la République! Vivent les bons citoyen* ! Arrivé sur l'échafaud, Pierre Bellenger, au moment où le fer fatal (le fer du silence, » dit un autre1) allait le frapper, répétait encore : Vive la République*. »
Le 15 du 1er mois (6 octobre), Jean-Baptiste- François Guichard, curé constitutionnel de Saint-Barthélémy, district de Rosay (Seine-et-Marne) : il avait, aux lermes de réquisitoire de Fouquier-Tinville, provoqué au rétablissement de la royauté (on lui reprochait d'avoir dit que le cidevant roi était mort comme un martyr, et que si on lui permettait de faire un sermon sur sa mort, il ferait pleurer tous ses auditeurs); — cherché à avilir les autorités constituées (la municipalité de sa commune); — appelé le fer des assassins sur la tête des députés de la Convention qui ont voté la mort du tyran ; — refusé les sacrements à ses paroissiens ; — refusé de lire au prône les mandements de l'évêque constitutionnel, ainsi que les décrets de la Convention nationale, contrairement à la loi du 4 décembre 1 792 ; — fait la procession du vœu de Louis XIII. — C'était, dit-il dans son interrogatoire par crainte de déplaire aux habitants du pays5. — Mais il