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cer que le condamné Tonduti avait crié : « Vive le roi ! » en allant au supplice ; qu'il faudrait que tout le monde fût de ce sentiment, et que pour le bien public il faudrait un roi ; que la « Convention et ses attirails mangeaient plus que l'ancien régime1 *. Elle nia ce propos : quand on lui parla de Tonduti, elle s'était bornée à dire : « Ah ! le malheureux ! »
D. Pour quels motifs avez-vous fait cette exclamation? R. Par un sentiment d'humanité.
Il s'agissait bien d'humanité !
Elle fut condamné et exécutée le même jour \
4 octobre. Jacques et Pierre Bellenger, frères jumeaux, conducteurs de bœufs près les armées. Ils étaient venus de Metz à Paris pour retourner en Calvados, et, passant auprès du corps de garde de la section des Invalides, ils demandèrent qu'on leur indiquât un endroit pour coucher. Le citoyen Jean-Denis dit Sam-Chagrin, les y mena. Avant de se coucher, ils lui payèrent à boire. Ils burent eux-mêmes, et beaucoup trop peut-être : car Sans-Chagrin, changeant de rôle, vint les dénoncer comme ayant dit : « Qu'ils vengeraient la mort du roi et mettraient le dauphin sur le trône;.... qu'ils cherchaient des canonniers parce qu'il en manquait dans le Calvados ; qu'ils pleuraient la mort du roi, mais qu'ils espéraient bientôt en avoir un » : faisant en outre Téloge de Charlotte Corday : «que c'était une honnête femme qui avait bien fait de tuer un gueux ' ».