‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 144 sur 451 · Le Glaive vengeur, p · texte numérisé non relu

Le Glaive vengeur, p

J. PICHELIN, J.-B. NICLOT, J. BRUSLÉ, R. MARTIN. 195

26(17 octobre). Joachim Piciielin, grenadier au 29e régiment d'infanterie, et J.-B. Niclot, caporal au même régiment pour avoir crié dans une auberge, Vive le roi ! Vive Antoinette! et, payant leur écot en assignats : « Voici la monnaie de ta f.. . République. » L'un même, se frappant la tête, oyait dit : a S'il y en avait plusieurs comme celle-là, la Convention irait au diable. » On peut croire que cette tête-là n'était pas alors bien solide. Tous deux niaient ces propos. Niclot s'en déclarait incapable : il ne connaissait au régiment que de braves soldats. Pichelin niait aussi1. Ils n'en furent pas moins condamnés par le jury, même sur la question intentionnelle posée par le président en leur faveur*.

2 brumaire (23 octobre). J.-O. Bruslé, curé constitutionnel de Saint-Laurent, à Nogent-le-Rotrou, qui, ayant quitté sa place parce qu'elle devait être supprimée, était venu en chercher une autre — une place de commis de banque — à Paris.

Il était accusé d'avoir dit « qu'il donnerait sa vie pour la veuve Gapet, et que le gouvernement monarchique était préférable au gouvernement républicain5 ». Il nia en vain ces divers propos \ — Il fut exécuté le jour même de sa condamnation, avec Pastourel, curé de Saint- Hilaire, dont il a été parlé plus haut.

Le 3 (24 octobre), c'est un bûcheron, Rémi Martin, officier municipal de la commune de Charapceuil (Seine-

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