Archives, \i 295, dossier 230, pièce
JEAN ROY, VEUVE FONTALNE-MERVÉ. 201
Le jury n'en déclara pas moins constanl :
1° Que dans le courant du mois d'août dernier, au devant de la porte Saint-Denis, à Paris, il a été fait des propositions ou tentatives de rétablissement de la royauté en France.
Et Jean Roy, reconnu auteur de ces propositions ou tentatives, fut condamné à mort1.
22 (12 novembre). Marie Ciiasle, veuve de François Fostaine-Mervé, ex-noble (soixante-deux ans) déférée au tribunal par le département de la Sarthe, pour propos aristocratiques. Elle était accusée de les avoir tenus à des canon niers et volontaires du 5e bataillon de Paris qui, logés chez elle à la Flèche, avaient feint de partager ses sentiments. Elle avait un fils de vingt-huit ans, officier de cavalerie, probablement émigré. Elle disait qu'elle ne savait où il était, qu'elle ne lui avait ni écrit ni envoyé d'argent. Et de fait, on n'en découvrit nulle trace chez elle1; mais on y avait trouvé un impromptu :
Au Roi portant le bonnet rouge, par Mme la comtesse de Beausort :
Le diadème héréditaire Dont on ceignit ton noble front, Louis, n'a point reçu d'affront Par ce bonnet qu'adopte un parti sanguinaire. Roi courageux, sensible, humain, En t'admirant, l'Univers le répèle :
Tout devient sceptre dans ta main, Tout est couronne sur ta tête3.
En outre, des lettres « ne contenant que fanatisme et royalisme ». On y parlait de la funeste journée du 20 juin,