‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 151 sur 451 · Wrf., pièce · texte numérisé non relu

Wrf., pièce

202 CHAP. XVIII. — 1» VENDÉMimE-14 FRIMAIRE.

des malheurs qui menaçaient le meilleur des rois, etc1. Ces lettres prouvaient, selon l'accusateur public, qu'elle entretenait une correspondance avec des prêtres fanatiques, déportés ou émigrés, ou avec d'autres personnes suspectes; d'où il concluait « qu'elle avait réellement conspiré contre le salut de la République r.

Elle fut exécutée en même temps que le malheureux Duchesne, dont il a été parlé plus haut.

11 frimaire (leP décembre). Jean Àunav (vingt-quatre à vingt-cinq ans), clerc tonsuré, maître de latin à Coulommiers, et sergent-major de sa compagnie, dénoncé pour avoir dit au corps de garde qu'il fallait se lever en masse et demander un roi. Un grand nombre de ses concitoyens attestaient qu'il était bon républicain *; et lui-même, ayant appris qu'il y avait une dénonciation contre lui, était venu se constituer prisonnier pour y répondre. 11 n'avait pas gardé le souvenir des propos qu'on lui imputait, étant alors un peu échauffé par le vin. Seulement il se rappelait qu'apprenant l'échec de nos armées, il avait dit qu'il fallait se lever en masse :

D. S'il n'a pas dit que la République était f... ; qu'il ne fallait plus de Jacobins, qu'il fallait se lever en masse pour nommer un roi à l'unanimité, de peur que les puissances étrangères n'en nomment aussi un.

Page 1