‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 171 sur 451 · Ibid., pièce · texte numérisé non relu

Ibid., pièce

la voix de l'innocence pourrait se faire entendre et obtenir la justice qu'on ne peut lui refuser sans crime.

D. Depuis l'instant du décret, quelle est la raison pour laquelle vous n'avez pas déféré au décret d'accusation?

R. C'est d'abord parce que j'attendais que la Convention eût prononcé sur ma pétition tendante à obtenir un rapport particulier des motifs qui avaient pu me faire comprendre dans ce décret, ne pouvant en imaginer aucun ; 2° parce que je voulais voir quelle serait la décision qui serait portée contre les détenus.

Observé au prévenu que les excuses n'ont jamais pu dispenser un représentant du peuple de donner l'exemple de l'obéissance due aux lois, et qu'il devait obéir sur-le-champ au décret d'accusation, ainsi que l'ont fait plusieurs de ses collègues qui, de son aveu, lui paraissaient innocents.

A répondu que tout citoyen peut se laisser juger par contumace sans qu'on puisse lui en faire un crime ; qu'il serait inouï qu'un député fût traité plus rigoureusement, à cet égard, que tout autre citoyen, la loi étant la même pour tous.

On lui demande dans quelle maison il s'est retiré avant de quitter Paris. Il refuse de rien désigner, de peur de compromettre personne — Quel chemin il a pris? — Celui de Paris à Belfort, direelemenî, et de là au lieu où il a été arrêté. — Comment il s'est procure un passeport? etc.

D. Quels sont les noms de ces députés qui vous ont paru innocents?

R. Savary, Hardy, Mollevault, et quelques autres qu'il ne connaît que pour les avoir ouïs parler à l'Assemblée.

D. N'avez-vous jamais assfsté à des assemblées particulières où se trouvaient les députés condamnés à mort, lesquelles se tenaient chez Valazé, rue d'Orléans?

R. Jamais.

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