FOURNISSEURS ET COMMISSAIRES INFIDÈLES : VÀLÂGNOS
L'affaire fut reprise le mois suivant (13 brumaire, 3 novembre), par un nouvel interrogatoire de Serpaud et de Husson1. Cette fois, on leur représenta les trois lettres de Montmorency adressées à Pillé*. Ils ne les reconnurent pas comme de Montmorency (elles n'étaient pas signées). Mais cette nouvelle dénégation ne leur servit de rien. Les trois accusés principaux (on laissa de côté le frotteur) comparurent le 25 frimaire (15 décembre) devant le tribunal. Pillé et Mallet, qui les avaient pris au piège et dénoncés, figuraient aussi au premier rang des témoins8. La réponse du jury fut affirmative sur toutes les questions posées par le président, et les trois accusés, condamnés4.
Le 26 (16 décembre), quatre commissaires de sections de Paris, préposés à l'équipement et à Phabillement des volontaires5, étaient accusés d'intelligence frauduleuse avec les fournisseurs. Trois de ces fournisseurs, assignés comme témoins8, furent rangés parmi les accusés dans le cours des débats ; trois des commissaires, A. Demachy, J. L. Tonnelier, J. J. Lemonnier, et un des fournisseurs, J.B. Giblain, furent condamnés à mort; le quatrième, à douze ans de fer7 : c'est le peintre en bâtiment Valagnos, bon patriote, dont le départ pour le bagne fut ajourné, sur la demande de la Société populaire et de la compagnie des canonnière de la section Challier8 , et qui, détenu à Bicêtre, y fut l'auteur de la dénonciation fameuse d'où