‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 184 sur 451 · LES PRÊTRES J.-M. LECOMTE ET J.-B. PEYRE · texte numérisé non relu

LES PRÊTRES J.-M. LECOMTE ET J.-B. PEYRE

« Après une conversation d'environ un demi quart d'heure entre Dobzat et Peyre le premier dit au dernier qu'il faudroit tirer sur les prêtres comme sur des chiens; à quoi Peyre répliqua : « On pourrait user de représailles1 ».

Dobzat lui-même était convenu d'avoir dit « que nous devions surveiller les malveillants et leur tomber dessus, et principalement sur le clergé, qui étoit une des causes de nos maux* ».

Devant le juge Masson, Peyre eut à répondre sur tous ces griefs. Sur les paroles que lui prêtait Dobzat, il dit qu'elles étaient fausses :

Qu'il se rappelle seulement que ledit Dobzat ayant dit de propos délibéré qu'il falloit qu'on tirât sur les prêtres comme sur des chiens, mémo sur ceux qui étoient républicains, il a répondu que si, au mépris des lois, lui Dobzat en venoit là, il userait du droit de représailles.

Sur son allusion au 10 août :

« Qu'il a dit que ce n'étoit pas une fête d'obligation pour le service du culte catholique, mais bien que c'étoit une fête civile, une fête de la nation et qu'il engageoit fortement tous les citoyens à célébrer ce jour de liberté et que même il a offert de dire et a dit, en effet, une messe ce jour-là. »

Sur la procession du 15 :

Qu'en annonçant cette procession, il avoit exhorté ses concitoyens à oublier qu'il avoit existé des rois et que cette procession avoit été fondée par l'un d'eux; qu'il falloit qu'eux mêmes se regardassent comme fondateurs de celte procession et se renfermassent dans son objet; que si, d'ailleurs, un seul

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