‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 191 sur 451 · lbid.% W 302, dossier · texte numérisé non relu

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en outre trouvé chez lui une lettre d'un prêtre qui, lui aussi, avait prêté le serment, mais qui s'en était repcnli. Ce prêtre lui racontait comment lui-même et plusieurs autres donnaient leur démission pour remplir, selon leur conscience, les fonctions ecclésiastiques en qualité de prêtres libres, et les périls qu'ils avaient courus en voulant se soustraire à l'obligation de lire le mandement de leur évêque constitutionnel :

Nous fûmes informés, disait-il, dans la première semaine de carême, que J. B. Massieu avait fait lecture de son maudit ouvrage le dimanche précédent et qu'il devoit nous être envoyé pour le dimanche suivant. Nous passâmes une fort mauvaise semaine. Tous les jours nous entendions former contre nous les complots les plus nuisibles, si nous refusions de lire l'instruction pastorale. Tous les genres de supplices nous étaient préparés et déjà nous voyions les Républicoquins prêts' à fondre sur nous1.

Pour les propos contre-révolutionnaires, l'accusé les nia; du moins ne se les rappelait-il pas; et il en donnait eu égard à son caractère, une triste excuse : c'est « qu'il s'était laissé prendre de vin*. »

Cette raison n'eût point touché le tribunal. J'ai cité ailleurs l'argument dont Fouquicr-Tinville se servit pour montrer que l'ivresse, loin de l'excuser, l'accuserait plutôt, en révélant le fond de sa pensée. Mais le juge Deliège, dans son interrogatoire, lui avait posé cette autre question :

S'il est marié.

R. Que non, mais qu'il est prêt à le faire, puisque les bans de son mariage sont publiés.

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