LE JUGE DE PAIX FAYEL
reçu des dénonciations contre les patriotes au sujet de cette journée, et fait des poursuites qui ne pouvoient être commandées que par le tiran et exécutées par l'amour de la tirannie.
R. Qu'il a regardé comme des devoirs de sa place ce qu'il a fait au sujet des événements de cette journée.
D. Pourquoi dans la nuit du 9 au 10 août il a quitté son poste de président à la section et a emporté avec lui les registres.
R. Que la séance étant levée, il a cru sa présence inutile, et qu'il ignore par qui le registre a été porté chez lui.
D. Si en d'autres circonstances le registre avoit été porté chez lui?
R. Que non, si ce n'est quelquefois pour la rédaction des délibérations.
D. Pourquoi il a insulté le peuple en disant : Voilà la Sainte Nation! Canaille, crie donc Vive la Sainte Nation!
R. Qu'il n'a pas connaissance de ce fait.
D. Pourquoi il a cherché par tous les moyens en son pouvoir à provoquer la guerre civile pour assurer le triomphe de la tirannie?
R. Qu'il ne connoît rien à ce fait.
I). S'il a un deffenseur.
R. Qu'il s'en choisira un1.
C'était bien inutile! huit témoins parlèrent contre lui1 et il partagea le sort' de Couvey et de Tarragon.
Un quatrième accusé comparut le même jour devant le tribunal. C'était Oudaille, curé de Luzarches, aussi conseiller de la commune et même officier municipal5. Il était accusé de propos contre-révolutionnaires et de provocation au rétablissement de la royauté. On avait