‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 202 sur 451 · Jet6ouligne ce qui dans l'original est souligné · texte numérisé non relu

Jet6ouligne ce qui dans l'original est souligné

^ DERYILLÉ ET MARIE- ANNE P0ULL1N. 281

1UI oblige les prêtres, même ceux qui

9 pour fonctionnaires du culte, à

* intenir la liberté et V égalité? —

lis je ri ai pas voulu prêter ce

contraire à la religion.

ïs la France dès que tu ne

* l'aurois bien quittée si

on me l'auroit refusé.

t passeport : t'es-tu

'*•? Elle en accor-

, la déportation, de-

n'ai pas eu connoissance

**esti en femme? — Cétoit pour rent^lqriun.

9 ° e service et à quelle personne voulois-tu le ^a*e • Je ne dirai pas cela.

X q aPPartiennent les habillements de femme que tu portas- — Us sont à moi.

JVuwi, pour rendre service à quelqu'un, tu avois exprès

^,«^*ele des habillements de femme? — Je les avois achetés

^our rendre service lorsque f en trouverois l'occasion.

J'ai souvent entendu dire aux prêtres de ta religion qu'ils

<ondamnoient les traves/iments, et cependant tu parois te

faire un mérite de t'être déguisé en femme. — Ma religionne

deffend pas le travestiment lorsqu'il a pour but des choses

honnêtes.

Reconnois-tu divers écrits que j'ai cotés au nombre de cinq et que je te représente ? — Oui, je les reconnais. Sont-ils de ton écriture ? — Je rien dirai rien. Divers écrits, joints à ces premiers, sont-ils de ton écriture ou de celle de quelqu'un que lu connois ? — Je ne veux pas m'expliquer là-dessus '.

1. Auparavant : « Je n'en sais rien. » Ces mots sont raturés. C'est le greffier qui, sans doute, avait ainsi traduit d'abord ces paroles; l'accusé les fit rectifier à la lecture.

Les 9 et 10 frimaire (29 et 50 novembre), le commissaire aux instructions des affaires du tribunal révolutionnaire leur fit subir un interrogatoire dans la prison d'Orléans. Celui du jésuite Dervillé est remarquable par la fermeté et la mesure qu'il sait mettre dans ses réponses *

Ton nom? — Julien d'Hervillier.

Ton âge? — Soixante-sept ans.

Ta profession? — Prêtre de l'Église catholique apostolique et romaine*.

Ta demeure? — En dernier lieu chez Mlle Poullin, rue de la Bretonnerie.

Depuis quand demeures-tu chez la demoiselle Poullin. — Il n'est pas nécessaire que je dise l'époque.

À quelle époque es-tu arrivé dans la ville d'Orléans? — 11 y a deux ans et plus.

Où as-tu demeuré en arrivant? — Je ne dirai pas cela.

N'as-tu demeuré que chez la demoiselle Poullin ? — <Tai aussi demeuré ailleurs.

Où? — Je ne dirai pas où.

N'étois-tu pas prêtre, de quelque congrégation? — J'ai été de la congrégation des Jésuites.

A quelle époque as-tu quitte cette compagnie? — A l'époque où elle a été dissoute.

Qu'as-tu fait depuis que lu es à Orléans ? Ne disois-lu pas la messe dans quelque chapelle particulière? — Je n'ai rien fait à Orléans. J'ai dit la messe dans quelques chapelles particulières ?

Chez qui ? — Je ne dirai pas où.

Connois-tu la demoiselle de Mcnou ? — // est inutile de répondre à cette demande, et en général je ne répondrai pas aux questions de ce genre.

Lorsque tu es rentré, depuis l'exil de la compagnie, tu as dû obéir aux lois du gouvernement.

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