‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 215 sur 451 · Moniteur 14 frimaire, 4 décembre · texte numérisé non relu

Moniteur 14 frimaire, 4 décembre

2. Charles Constantin de Hesse-Rbeinfcls-Rothenbourg, né en 1752, mort en

disait-il encore, avait mis en question si on recevrait les députés envoyés en mission, « brigands envoyés par d'autres brigands » ; il avait été surtout le complice de Lafayette et de la cour1.

Le 7, Dietrich fut interrogé à son tour par le juge Foucault1. On lui demande :

D. Pourquoi il a protégé les prêtres rebelles?

R. Qu'il a été loin de les protéger; qu'il a même soutenu de tout son pouvoir rétablissement de la constitution civile du clergé à Strasbourg, quelque fâcheuse qu'il Va[it) cru pour la cause de la liberté, et qu'on a reconnu depuis Vinconvénient quelle présentoit.

D. S'il n'a pas persécuté la société populaire de Strasbourg et même expulsé de cette ville actuellement commune, ceux de cette société qui défendoient les droits du peuple avec plus de feu?

R. Qu'il a été un des principaux soutiens de la Société populaire; qu'il s'est même opposé à plusieurs motions qui avoient été faites à la commune de Strasbourg contre die : ce qui avoit été provoqué par des discours exagérés et qui avoient alarmé des citoyens, discours qu9on ne pouvoit imputer à la société entière, mais seulement à quelquesuns de ses membres qui, pour la plupart éloient des prêtres* qui cher choient à établir l 'intolérance; qu'il n'a fait expulser de sa propre autorité aucun membre de cette société, mais en vertu de réquisition faite par le conseil de guerre, la ville étant alors en état de guerre. Il a été acquitté sur ce point à Besançon.

D. N'avez-vous été lié d'intimité avec le traître Lafayette et, par suite de cette intimité n'avez-vous pas eu une entrevue avec lui et autres de sa trempe dans laquelle il a été arrêté

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