‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 217 sur 451 · En marge: hic Lafayette · texte numérisé non relu

En marge: hic Lafayette

î. Mot illisible.

là par la Souabe et de là à Basle1 où il est arrivé le 10 septembre, d'oà il a écrit le même jour à V Assemblée nationale pour lui faire part des motifs qui Vavoient déterminé à quitter la France momentanément, en prenant rengagement de se constituer prisonnier dès qu'il apercevroit plus de calme et qu'il pourroit espérer d'être écouté. Que le 1er novembre suivant il a rempli son engagement en se constituant prisonnier; qu'au surplus il n'a pas séjourné plus de trois jours ensemble dans ces trois villes de Deux-Ponts, Francfort et Stoukart (Stultgard) .

D. Si, lors du passage de Narbonne à Strasbourg, il n'a pas proposé de lui faire offrir une couronne civique?

R. C'est un faux manifeste.

D. S'il n'a pas facilité l'émigration en expédiant des passeports notamment à la femme du directeur de l'arsenal de Strasbourg, qui emportoit avec elle des effets volés à la nation.

R. Qu'il les a, au contraire, surveillés avec la plus grande attention ; qu'il a prouvé au tribunal de Besançon la fausseté de cette allégation, tellement que l'accusateur public s'est déporté de ce chef d'accusation, malgré la sévérité avec laquelle il a poursuivi....

D. S'il a un défenseur?

R. Non. — En conséquence, nous lui avons nommé d'office le citoyen Du Château.

Le 8 (28 décembre) s'ouvrit le procès. L'acte d'accusation reprochait à Dietrich d'avoir, « sous le prétexte de maintenir cette constitution qui devait être, sous le despote, l'instrument de la contre-révolution, formé une ligue contre les véritables amis de la liberté et de l'égalité », d'avoir protégé les prêtres rebelles et incendiaires, assuré l'impunité de leurs assassinats sur la personne des prêtres constitutionnels, vanté Lafayette, désarmé les Jacobins, protégé les émigrés. Ceux qu'on avait

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