ROUGET DE LISLE
entendus dans l'instruction, Périgny, Charles liesse, Euloge Schneider, et aussi Bcntabole, député, figurent parmi les témoins au procès-verbal d'audience *.
D'avance il était condamné. Avant de mourir il recommanda à ses enfants de continuer d'aimer la patrie et de ne jamais songer à venger sa mort*.
Il fut conduit au supplice avec Lebrun, condamné la veille, soutenant, l'un comme l'autre, leur caractère jusqu'à la fin :
« S'il n'avoienl point été on charrette, dit Du Lac, la fermeté et l'espèce d'indifférence qui se peignoit sur leurs figures n'eût jamais annoncé qu'ilsalloientàla mort 3.»
Quelques jours après, le Comité de salut public prenait un arrêté ainsi conçu ;
Le Comité de salut public arrête que le ministre de la guerre fera mettre sans délai le citoyen Rouget, dit de Lille, officier du génie, en état d'arrestation.
17 nivôse, 2e année républicaine.
Signé : Carsot, B. Bakèue, Robespierre, Collot-d'Herbois, Billàud-Vàre?lnes.
L'arrêté est de la main de Carnot.
11 est suivi de cette note d'une autre main :
(L'expédition a été remise le môme jour au ministre de la guerre lui-même4.)
Si l'auteur de la Marseillaise n'a pas suivi de près son hôte Dietrich au tribunal révolutionnaire, ce n'est pas la faute de Carnol.