FAVEROLLES ET LA YELVE CRÉCY
Cette correspondance contenait autre chose que ces témoignages de tendresse. Faverolles avait quitté Paris quand Du mouriez avait quitté le ministère, etMmeCrécj, qui y était restée, lui donnait des nouvelles politiques :
Le vertueux Roland vient par un beau discours de promettre qu'il ne quitterait le minislaire qu'à sa mort. Aplodil (Applaudis!)1
.... Hier on a mis le roi et la reine dans des cachots séparés (4 octobre 1792)*.
Dans une autre lettre, sans date, elle lui parle du vol du Garde-Meuble qu'on imputait aux aristocrates : c Heureusement, disait-elle, deux des voleurs ont été arrêtés; ce sont des repris de justice »; et après quelques aulnes nouvelles elle ajoutait :
Je suis devenue un peu raisonnable sur les affaires politiques. Tu seras content de moi3.
Tout cela était sans doute assez inoffensif; mais les lettres de Dumouriez à Faverolles témoignaient d'une grande intimité entre le général et son aide de camp4. Kn outre, un oncle avait écrit à celui-ci, à la date du 18 août 1792:
J'ai reçu, mon cher neveu, lesalfrcuscs et désastreuses nouvelles des Thuileries*.
De plus une cousine, dans une autre lettre, demandait à la dame Grécy, le 15 novembre de la même année, que Faverolles trouvât le moyen de faire revenir de Bruxelles un jeune homme dont les parents craignaient qu'on ne le traitât en émigré ; et Mme Crécy en écrivait à son