Archives, W 307, dossier 386, pièce
Son insouciance sur l'horrible délit de Jarry, qui a fait incendier les faubourgs de Courtrai pour indisposer les Belges contre le peuple François, toujours par suite des trames ourdies par cette cour corrompue .
Insouciance portée à un tel point qu'il n'a pas même fai( arrêter ce Jarry, ce qui démontre clairement qu'il approuvoit ses principes.
Son inertie coupable dans les plaines de la Champagne; plus, délit contre-révolutionnaire, en faisant rétrograder les volontaires de la réquisition par une affiche dont le double s'est trouvée inscrit dans les registres de la municipalité de Châlons1.
Aucune autre pièce à charge au dossier, que la dénonciation de Charles Hcsse avec le commentaire de Fouquier-Tinville. L'interrogatoire est absolument vide. On demande à Luckner s'il était en correspondance avec Lafayelte et Narbonne (comment ne l'eût-il pas été?); s'il a vu Capet (comment ne l'eût-il pas vu?); combien d'hommes il avait à l'armée du Rhin? — Dix-huit mille. — Combien d'ennemis en présence? — Cinquante-six mille. — Quel plan d'atlaque lui avait été donné? — Aucun : il avait ordre de se tenir sur la défensive.
Mais on a vu que Fouquier-Tinville avait déjà son plan d'accusation.
On ne nous demandera pas de refaire l'histoire de son commandement avec les allégations de l'accusateur public. Ses premiers succès avaient été un commencement de machinations; ses échecs, la consommation de ses complots. Il était convaincu de n'avoir jamais été que « le vil courtisan et l'esclave titré d'un tyran conspirateur contre un peuple libre et l'instrument docile de