‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 245 sur 451 · V 308, dossier 394, pièce · texte numérisé non relu

V 308, dossier 394, pièce

2. c Cette perquisition, qu'on aurait appelée en tout autre temps persécution, me fit faire la rencontre de l'abbé de Navarre, qui fuyoit le martyre, et malgré la différence d'opinion qui nous divisoit, je l'entraînai avec moi à Bicêtre et je le sauvai par ce moyen de la poursuite de ses ennemis. Mais à peine deux jours se furent-ils écoulés dans ma demeure que nous vîmes arriver une [troupe] d'environ trois mille hommes couverts de toutes sorte* d'armes. Le jour et la nuit de celte boucherie furent pour lui et pour moi des plus rudes à soutenir par l'aspect le plus effrayant. L'économe de la maison, homme détestable et déteste, étrenna le premier, et deux cents prisonniers subirent le même sort. La supérieure el bjguinc- de l'hôpital, pour des propos tenus inconsidérément, faillit perdre la vie. Un domestique de phiMcuis économes, accapareur de quatre mille francs, fut dénoncé et amené à Paris pour être jugé. Enfin, après bien des recherches dans les caves et autres lieux, ils prirent enfin (la résolution), sprè* trois jours de résidence, de partir pour le bon coup. Je me félicite d'avoir échappé à la bagarre et plusieurs m'en firent compliment. J'ignore si je serai à l'avenir aussi heureux. Dans l'expectative do ce moment fatal que j'attends ainsi que Meynard sans le désirer ni le craindre, j'ai l'honneur avec respect et reconnaissance... v {lbid., pièce 20.)

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