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UN COMPLOT POUR SAUVER LÀ REINE

ces quinze cents ou de ces cinquante hommes , si sûrs, disait-on? Comment l'agent qui s'était mis en frais pour ce vaste I021I se borna-t-il à mettre la main, le 24 (15 octobre), sur ce pauvre Basset et à le conduire à la police en lui exhibant la marque de sa qualité1 ?

Le surlendemain de la mort de la reine, la Commune de Paris réunit d'autres témoignages à l'appui du complot. Si des actes n'avaient pas été faits, des paroles avaient été dites.

Une femme Fournolle, limonadière, rue Mazarine, déclarait :

Qu'à l'époque de la mort d'Antoinette, quelques jours avant son jugement, les patriotes disaient ouvertement qu'elle méritait d'être guillotinée; sur quoi la Fournier observa qu'on n'oserait jamais; niais que si elle était condamnée, cela ne se passerait pas comme à la mort du roi. Observe la déclarante qu'elle a tenu ce propos chez elle, où elle était venue pour boire une petite goutte.

Un autre venait rapporter un propos tenu par sa mère sur cette pauvre femme contrefaite, « cette b... de bossue », comme elle disait, qui était devenue comme le pivot de cette conjuration.

Niquille, l'officier que nous avons vu, ajoutait à la déclaration de son collègue Àrbcltier que la femme Fournier dit un jour :

« Yous êtes tous des lâches ; il ne nous faut pas des gens à parole; il fautdes braves, des gens qui sachent frapper à tort et à travers, enfin tous des Corday1.

Dans une dernière enquête (50 du 1er mois, 21 octobre), deux femmes disaient encore :

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