Archives, W 312, doss. 418, pièce
L'INSTITUTEUR LAURKY.; 569
Représentants des François, Dans l'excès de douleur que je ressentais à la vue des fléaux épouvantables qui désoloient la République, je n'ai pu retenir les élans généreux de la fierté républicaine.... Mais aujourd'hui, législateurs, que l'astre éclatant de la vérité et de la justice vient de dissiper les épaisses ténèbres de l'erreur, que vous venez d'assurer à jamais le bonheur d'une nation libre, fondé sur une constitution vraiment républicaine....
Gloire immortelle à la Convention nationale, qui vient de sauver la patrie en écrasant d'un seul coup tous ses féroces ennemis sous la masse imposante de l'unité et de l'indivisibilité de la République.
Laurev,
Votre concitoyen en république une et indivisible.
Bar-sur-Seine, le 25 juillet, l'an deux de la République une et indivisible.
C'était bien tard ! Le 26, il était arrêté, et le 27, interrogé par un juge de Bar-sur-Seine. Il put lui montrer son nouveau factum qui, le 28, était présenté à la Convention.
Le jury d'accusation du pays, prenant en considération sa nouvelle attitude, déclara qu'il n'y avait pas lieu à suivre1. Mais le jeune et ardent Rousselin, commissaire civil national dans l'Aube, le traduisit devant le tribunal révolutionnaire.
Ce fut Scellier qui lui fit subir l'interrogatoire préalable :
D. Quels actes de civisme il a fait pour hâter les progrès de la Révolution?
R. Qu'il a fait don du seul vase d'argent qu'il eût en sa possession à la municipalité de Bar-sur-Seine, et qu'il a offert